Le complexe du quart de siècle…

J’ai eu envie d’écrire cet article quand une amie m’a dit : « Je me rends compte qu’à 25 ans il y a tellement de choses auxquelles on a plus droit ! ». Je l’ai regardée et je lui ai dit « Mais tu es folle de dire ça ! »

Pour moi cela revenait à dire que les plus belles opportunités étaient dernière nous. Qu’on étaient passées à côté de quelque chose, qu’on avait raté le coche.

Le complexe du quart de siècle…

Le seul fait de l’évoquer ne participe- t-il pas à cette idée de frustration ? Un besoin constant chez l’être humain de mettre des symboles de partout. De segmenter. De déterminer d’avance les étapes de la vie tel un rétro planning impossible à tenir. Mais qui (soit disant) rassure ! J’avoue ne pas comprendre mes ami(e)s qui deviennent dépressifs à l’idée d’avoir 25 ans…

Il y a comme une épidémie qui se répand sur cette jeunesse qui, hier encore, mangeait un bol de céréales devant les Totally Spies !

D’un côté les adultes lèvent les yeux au ciel et se replongent dans leurs plus belles années juste en nous regardant. De l’autre « les quart de sieclos » comme je les appelle, prônent la fin de leur jeunesse et la nostalgie d’une vie qui date d’hier.

Je crois que 3 facteurs sont à l’origine du spleen des sieclos:

  1. D’abord, la pression sociétale nous force à réussir de plus en plus jeune. Tout le monde a envie de faire partie du classement Forbes des « 30 under 30 » ! Me first !
  2. Ensuite, si tu viens ou vas avoir 25 ans c’est que tu fais parti de la « Génération Y ». Tu es passé des K7 de Casimir à Games of Thrones sur Netflix. Tu es dans le cercle de la génération des insatisfaits. Tu te bats pour avoir un bureau vitré en haut d’un bulding, avec un assistant qui filtre tes appels et un salaire à 5 chiffres, sans les primes ! Grosso Modo.
  3. Enfin, (c’est ce que je disais dans un ancien article) la question : « Tu veux faire quoi dans la vie ? » est devenue la question la plus stressante au monde ! Le centre de nos vies est régi par cette interrogation. C’est comme écrire la dernière page d’un livre avant même de l’avoir commencé ! Lire le résumé est tellement plus simple…  

Pression sociétale, génération d’insatisfaits, difficile de trouver sa voie. Ces trois facteurs ne participeraient-ils pas à la dépress de nos 25 años ?

En tout cas, ce qui est certain c’est qu’il serait idiot de passer à côté de sa vie. De penser à des choses aussi futiles que l’âge. De se comparer à la réussite des autres. On a tous un potentiel et le plus difficile ce n’est pas de réussir, mais de prendre conscience que l’on peut réussir. Rien n’est inatteignable quand on travaille dur, sans relâche et avec passion.

À 25 ans, je me sens chanceuse d’être entourée de personnes aussi inspirantes que mes ami(e)s, ma famille et mon entourage professionnel. Je me sens privilégiée d’avoir une mère qui à 40 ans n’a pas eu peur de reprendre ses études.

Je n’ai pas attendue mes 25 ans pour faire beaucoup trop de choses. Je veux être sûre de ne passer à côté de rien même si mes journées ne sont pas de tout repos. Je veux pouvoir dire : j’ai tenté, j’ai échoué, j’ai recommencé, j’ai détesté et je recommencerai.

Comme je dis toujours : La chance n’existe pas, elle se provoque.

Je souhaite donc un Joyeux Anniversaire à ceux qui nous rejoignent dans ce quart de sieclos et n’oubliez jamais qu’ils nous restent encore les ¾ à parcourir !

DeLouison.