Sonia Rolland, l’éternelle optimiste !

L’heure de la rencontre a bientôt sonnée. Comme à mon habitude, j’arrive avec un quart d’heure d’avance. Je dois l’avouer je suis très stressée. J’aperçois Sonia Rolland entrer dans le café…

Elle est juste devant moi. Je m’avance vers elle pour lui indiquer ma présence et tout de suite mes appréhensions s’envolent. Souriante et avenante, une tendresse toute particulière émane de son simple « Bonjour ! ».


L’aventure Miss France c’était…intense.

Être réalisatrice c’est comme ? Un pas dans le vide

Le Rwanda demain sera… grand.

Ecrire un film me donne l’impression…de renaître.

Si je devais changer quelque chose ce serait… Dieu.

Si un mot devait me qualifier ? Pugnace.

Une chose que vous aimeriez faire mais que vous n’avez pas encore fait ?

Je n’ai jamais écrit une lettre à un réalisateur pour lui dire que je souhaiterais travailler avec lui.


SON ACTUALITÉ EN 2 MOTS : MISS, LES FEMMES DU RWANDA

MISS, SON PREMIER LONG MÉTRAGE

Capture d_écran 2018-02-13 à 14.03.13

©Sonia Rolland

DL: Miss, c’est votre premier long métrage ?

SR: Oui. Il s’agit de parler d’un univers qui était le mien il y a quelques années mais avec un regard bienveillant et juste. C’est vraiment une histoire humaine d’un parcours d’une jeune candidate à Miss France, qui vient de Province et qui vit une vie sociale plutôt modeste. C’est tiré de faits réels et je me suis beaucoup inspirée de mes copines Miss.

« Est ce que vous avez déjà fait un court métrage pour savoir que c’est toujours le même exercice sauf que c’est un peu plus de confort ? »

DL: Quelles seront les difficultés ?

SR: Pour Miss, la difficulté que je vais avoir c’est qu’on a une telle image fantasmée du monde des Miss, qu’il faut pouvoir dans mon écriture concilier l’aspect social qui a été le mien et l’aspect populaire qu’a été l’environnement dans lequel j’ai vécu sans s’en moquer. Et aussi remettre à sa juste valeur le monde des Miss. Les voir comme des jeunes femmes qui tentent une aventure et donc raconter une aventure humaine. C’est un saut dans le vide de toute façon et ça ne sera pas plus fou que ce que j’ai vécu en étant Miss France. J’ai tellement ce souci de sincérité. J’ai tellement pas envie d’en faire un truc fantasmé, stupide, ça ne m’intéresse pas. Je pense que la clé aujourd’hui c’est de garder le cap de la sincérité.

Capture d_écran 2018-02-13 à 14.00.31

©Sonia Rolland

DL: Vous m’aviez évoqué l’écriture d’un documentaire sur les femmes du Rwanda ?

SR: Oui. C’est un documentaire qui va faire le portrait de 6 femmes du Rwanda. J’ai pensé qu’il serait bon d’ajouter mon point de vue sur la question des femmes au Rwanda qui est magnifique.

Ils ont tellement évolué ! Et beaucoup plus vite que nous. Ils ont par exemple 64% de femmes au parlement ! Et puis au delà de ça, c’est un pays qui allie une véritable résilience, qui regarde devant, qui a une notion du pardon qui est juste hallucinante ! J’essaie d’inspirer les gens comme nous, qui parfois perdent foi en leur société, en ce qui les entoure !

DL: Et qui sont ces femmes que vous avez choisies ?

SR: Il y a une femme qui symbolise le vivre ensemble, une image de la réunification de ce pays. Elle travaille dans les hautes fonctions de l’état, ce qui est un symbole aussi.

Après il y a la ministre des affaires étrangères qui est la voix du président à l’étranger, qui a vécu aux États-Unis et qui a décidé du jour au lendemain de venir participer à cette nouvelle aventure du Rwanda après le génocide.

Ensuite, une autre femme qui symbolise plus le métissage, qui n’a jamais grandi au Rwanda, et dont le frère est le meilleur ouvrier-pâtissier de Belgique. Ils ont décidé tous les deux (et parce que c’était la volonté du père qu’ils retrouvent leur racine en Afrique) de revenir au Rwanda et de créer une pâtisserie fine.

Un autre aspect que je voulais voir c’est celui des Start up, notamment avec une jeune femme qui gère toute seule une pépinière d’entreprises. Car le Rwanda est le pays qui a recueilli le plus de Start up en Afrique. C’est un pays qui a décidé de s’ouvrir au monde grâce à Internet. Je veux montrer une image du Rwanda ouverte sur le monde et emprunte de valeurs traditionnelles, tout en abordant la modernité.


FOCUS SUR UNE PERSONNALITÉ AUX MULTIPLES FACETTES

SONIA ROLLAND LA RÉALISATRICE

sonia-rolland-prepare-son-premier-long-metrage

©DR

« Je suis patiente dans le travail mais je ne suis pas quelqu’un qui supporte d’attendre, l’idée même d’attendre m’angoisse ! »

DL: Qu’est ce qui vous a motivé à devenir réalisatrice ?

SR: La réalisation c’est quelque chose qui est là depuis le début car je me suis toujours intéressée à la technique. J’étais souvent avec le machino à essayer de comprendre pourquoi il y avait telle lumière à tel endroit. Le chef opérateur, je lui disais : « Mais pourquoi tu éclaires comme ça et pas comme ça ? ». Et un jour, très bêtement, c’est sur le film d’Etienne Faure qui s’appelle Désordres, que le chef opérateur Christophe Vernier, m’a dit : «  Sonia pourquoi tu ne tentes pas l’aventure ? Tu poses tellement de questions sur la technique que j’ai l’impression que tu es une technicienne ! ». Et en fait, je ne le savais pas, mais je suis une technicienne. J’adore le cadre, j’adore le dialogue, la lumière, j’y suis très sensible.

DL: Comment qualifieriez vous votre réalisation ?

SR: Elle est assez libre.

DL: Quelles sont vos inspirations?

SR: J’aime la liberté de Radu Mihaileanu, sa légèreté tout en abordant des sujets graves. Dans la densité j’aime beaucoup Raoul Peck. J’aime la folie des gens comme Tarantino, Scorsese… Ce qui est génial c’est de tenter de voir grand. De prendre l’inspiration chez les grands parce qu’ils ont tellement de chose à nous offrir. Ce n’est pas pour rien qu’ils font ce métier, c’est du don de soi, une continuité d’eux mêmes qu’ils offrent au public.

Mon compagnon me qualifie de « bulldozer » car c’est mon tempérament. J’aime aller au bout des choses, même s’il y a des phases contraignantes dans l’élaboration d’un scénario ! Tout le monde me dit : « Mais tu n’as pas peur de faire ton premier long métrage ? » Alors je leur réponds : « Est ce que vous avez déjà fait un court métrage pour savoir que c’est toujours le même exercice sauf que c’est un peu plus de confort ? » (Rires)

DL: Il y a toujours un message positif dans vos films. C’est votre façon d’aborder vos projets ?

SR: J’ai un souci avec la sincérité car durant Miss France j’avais ce souci de toujours devoir satisfaire l’autre. Et je m’interrogeais souvent. Par exemple : « Pourquoi est ce que j’avais choisi ce métier de comédienne ? » et tout est arrivé très très vite.

Je venais de Province. Paris c’était plus pour le fantasme qu’on s’en fait quand on vient de Province. Et très vite j’ai avancé de désillusion en désillusion. Je n’ai jamais pensé que tout était acquis, au contraire, je me remettais beaucoup en question à ce niveau la. Mais je me disais « je passe de tout à rien d’un coup » et j’ai anticipé ce rien en me disant : on te sollicite en tant que mannequin, en tant que « belle gueule » et bien il faut que tu capitalises la dessus !

Je suis devenue mannequin, mais je voyais qu’en France ça ne fonctionnait pas. J’étais métisse et en plus Miss France. Donc un Label, face à un autre Label ça ne pouvait pas fonctionner. Les marques ont du mal avec le mot Miss car c’est très vendeur, mais ça peu aussi cannibaliser la marque ! On voit la Miss mais on ne voit pas la marque ! Et je suis partie aux États-Unis à l’aventure car je voulais tenter des choses car je savais que je devrais les mettre de côté après.

Et aux États-Unis je m’ennuyais. J’étais trop sensible. Le monde du mannequinat ne me correspondait pas et j’avais un véritable objectif c’est que je voulais être comédienne. Je pars du principe que seul les montagnes ne se rencontrent pas. Je savais que j’allais me créer un réseau suffisamment solide pour pouvoir pérenniser mes objectifs. Et ensuite je me suis construite plus un parcours qu’une carrière car j’ai encore beaucoup de choses à faire (rires) !

DL: Être réalisatrice ce fut encore une autre étape dans votre carrière ?

SR: Quand on est comédienne on suscite un certain désir auprès des réalisateurs, des producteurs ou des distributeurs. Et c’est vrai qu’il y a, peut-être, un jeu de séduction que je n’ai jamais su faire parce que justement j’ai vécu des choses trop exacerbées. Par exemple Miss France. Le fait de devenir une « ultra femme avec une ultra féminité » m’a réellement posé problème, car je n’avais que 18 ans ! J’étais en train de me découvrir en tant que femme ! J’ai développé chez moi une envie de montrer autre chose.

Pour mon court métrage, Une vie ordinaire, je me suis dis que c’était de la stratégie. Je me suis dis : « Tu ne peux pas envisager de faire un long métrage sans t’essayer au moins une fois pour voir si tu es faite pour ça. » Et c’est en toute humilité que je l’ai fait.

DL: Avez vous envie d’écrire, de produire et de jouer dans vos propres films ?

SR: J’ai aussi conscience de mes limites (rires) ! Je vais être honnête. Depuis quelque temps j’avais perdu la flamme de l’actrice car trop de déception, sollicitée pour des projets qui n’étaient pas à la hauteur de mes envies, de mes désirs. Et je me suis dit qu’il fallait que je contourne ce problème. Et cette authenticité qui me semble hyper nécessaire à garder, je l’ai retrouvée chez mes petits comédiens. Il y avait quelque chose de tellement brut ! Mais ce sentiment de liberté de jeu je ne l’avais pas eu vraiment souvent. Ce dont je suis le plus fière c’est la direction d’acteurs. Je trouve que c’est essentiel pour une réalisatrice d’avoir cette approche du jeu d’acteur. Alors autant mettre au profit de l’art ce qu’on aime et ce qu’on sait faire au travers d’autres visages et d’autres voix.

Aujourd’hui j’ai un souci de véracité que j’aimerais montrer dans mon jeu d’actrice. Mais que seul un réalisateur qui m’aura réellement découverte dans la vie pourra envisager. Mais comme on ne me connaît pas vraiment, ça vient en montrant son travail !


SONIA ROLLAND EN UNE ANECDOTE 

« Mais tout ça n’est pas arrivé comme ça. Il a fallu une rencontre. (Et je crois que c’est la première fois que j’en parle !) »

SR: Une fois je suis allée aux États-Unis après un tournage très intense d’un film qui s’appelle Désordres avec Etienne Faure. J’ai un ami qui m’a dit : « Sonia, je vais te présenter quelqu’un qui va vraiment t’ouvrir les yeux et je pense que cela peut être un beau cadeau dans ton parcours. » J’arrive dans une superbe maison à Los Angeles et c’était celle de Quincy Jones.

Je lui explique qu’à l’époque où j’étais Miss France mon parrain c’était Eddie Barclay. Et j’ai très bien fait de choisir ce Monsieur parce qu’il a vécu une époque fastueuse et avait la notion de marketing. J’étais avec la meilleure personne pour apprendre à gérer mon parcours toute seule. Je rencontre donc Quincy, son meilleur ami, Eddie est mort depuis plusieurs années et lorsqu’on l’évoque il est très ému… Et je lui dis : Comment vous avez fait, vous, les noirs, pour vous imposer dans le monde du cinéma ?

Parce qu’en France on ne comprend par toujours qu’être métisse et comédienne c’est compliqué. Car on n’est jamais noir, on n’est jamais blanche on est métisse.

Je lui explique et je lui dis : « Comment on fait ? »

Alors il me dit : « Quel est le personnage le plus important dans le Prince de Bel Air ?« 

Je lui dis : « Will Smith ? »

Il me répond que ce n’est pas ça du tout.

Quincy me dit: « Le personnage le plus important c’est l’oncle Phil.« 

Pourquoi ? Car l’Oncle Phil est noir, il est juge et il a une maison à Bel Air.C’est la première fois qu’on voit ça à la télévision et c’est volontaire. Il disait que c’était une manière d’implanter dans l’inconscient collectif des américains, que c’était possible car Quincy habitait à Bel Air, Sidney Poitier aussi.

Et il m’a dit : « Sonia si tu veux que les choses changent ? Il faut que tu prennes le taureau par les cornes, il faut que tu t’organises, que tu ailles au devant des problèmes. Car si tu attends que quelqu’un trouve des solutions pour toi, tu ne les auras jamais. Car personne ne peut comprendre ta problématique et ne peut réfléchir à un rôle pour toi, donc il faut que tu le provoques. »

DL: Lorsque l’on vous écoute on a l’impression que tout est possible ?

SR: Je suis un électron libre, je n’appartiens à aucune famille. J’ai toujours dit qu’il y avait 2 catégories de personne. Il y a ceux qui veulent et ceux qui peuvent. Même si on est face à des échecs il n’y a rien qui nous arrêtent. Alors il y a sans doute une réalité économique à laquelle il faut faire face. En revanche si on a suffisamment de détermination, de volonté, de sérieux et d’exigence, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas. Il faut aussi tenter des rêves atteignables ! Et quoi que parfois avec la petite magie…


SONIA ROLLAND SANS ARTIFICE

Capture d_écran 2018-02-13 à 14.08.58

©Sonia Rolland

« Je fais ma part parce qu’on dort mieux déjà, et parce que j’ai l’impression de rendre quelque chose à la vie ! Je suis pugnace, je ne lâche rien. »

DL: Miss France a été le plus grand rôle de composition de votre vie. Être réalisatrice c’est enfin être vous même ?

SR: Ah oui ! Car c’est être sans artifice. Cela demande de l’investissement, de se mettre à nu, parce que j’essaie de raconter des aventures humaines ou des parenthèses de vie. Miss c’est aussi une parenthèse de vie sur une parenthèse un peu plus longue. C’est un saut dans le vide.

Ce que je déteste dans les films (dans les comédies) c’est quand il y a trop de dialogues, quand ça parle trop. Moi j’ai toujours peur d’emmerder ! Je suis très exigeante dans la lecture, je bouffe toute sorte de films et j’aime les dialogues intelligents.

DL: Qu’est ce qu’on ressent lorsqu’on se dit que l’on peut changer la vie des gens (au travers de votre association) ?

SR: Très modestement je n’ai jamais pensé comme ça. Je me suis toujours demandé comment participer à l’ordre mondial (rires). Je prends toujours cet exemple du petit colibri. Je fais ma part, parce qu’on dort mieux déjà, et parce que j’ai l’impression de rendre quelque chose à la vie ! Je n’ai jamais insulté mon destin, je l’ai toujours respecté parce que j’ai toujours transformé les choses. J’essaie toujours de faire quelque chose de bien de ma vie. Après, si toutefois ce que je fais pour moi, je peux le faire pour les autres c’est très bien. Mais je ne me dis jamais « tiens je vais changer la vie de cette personne». Non! Je me dis comment je peux faire pour participer intelligemment à un changement, à mon échelle.

DL: En réalité tout ce que vous faites c’est au regard de votre passé ?

SR: Mais oui car on est nourrit par notre passé ! Quand j’étais Miss France j’étais obligé de taire mon passé. Je me l’imposais. J’avais un souci de dignité. Car ma vie changeait, mon statut changeait mais la vie de mes parents restait la même. Je racontais très peu de choses de mon passé : le Rwanda, l’Afrique, tout ce qui était lointain pour que les gens ne soient pas vraiment choqué de ma vie. Mais la réalité sociale de mes parents je n’en ai jamais parlé. Et la meilleure façon d’y revenir c’est de la raconter en image, dans un court métrage.

DL: Vous pensez avoir réussi votre pari ?

SR: Si j’ai réussi à tenir aussi longtemps c’est parce que je n’ai pas été omniprésente tout le temps. Quand je reviens, je le fais pour raconter quelque chose et les gens sont toujours surpris. Et ça a du sens car je me dis : « Comment je ferais si je devais toujours être présente à la télévision et en même temps en train de travailler au vu de l’énergie que cela demande ? ».

Encore une fois si j’en suis là c’est que je me suis fixée des objectifs. J’avais un plan de carrière. Je suis carpe diem mais j’ai besoin de structure, d’un schéma de vie professionnelle. Mais après je pense que ça à avoir avec cet instinct de survie qui est le mien parce qu’on a du faire face à des choses radicalement difficile et il fallait pouvoir construire tout un schéma pour pouvoir sortir d’une certaine monotonie ou d’un renoncement. Moi les gens qui renoncent ils me font vraiment peur. Ils m’angoissent les gens qui renoncent à leur vie. Tout le monde n’a pas la capacité de tenir. Car tenir, cela demande une certaine force. Et si je peux donner des leçons de vaillance il n’y a pas de problème. Il ne faut pas lâcher ses objectifs, et son énergie. Je suis pugnace, je ne lâche rien.

DL: Vous avez constaté de petites victoires depuis la fin de l’aventure Miss France ? Des choses qui ont changées ? Que vous vous étiez fixées ?

SR: Je voulais absolument que les gens voit mon travail et me parle de Miss France après. Mais je me suis rendue compte d’une chose. Ça a été un tel cataclysme dans ma vie (Miss France), dont je suis super fière, que j’ai dû le taire pendant longtemps.

Miss France ? Mais non on n’en parle pas, on est pas obligé (rires) ! Mais tout s’est apaisé à l’arrivée de mes enfants. Car tous les problèmes liés à son petit soi on les survole. Car il y a un autre être qui a largement besoin de votre énergie et de votre émotion que vous n’avez plus vraiment de place pour vous. Et j’ai relativisé sur mon image. Mais je ne sais toujours pas l’image que je renvoie pour les gens. Mais ce qui m’importe c’est de savoir si mon travail leur plaît.

DL: Pour Claude Lelouch, l’amour c’est ce qui compte le plus. Et pour vous ?

SR: Ah oui. L’amour qui s’exprime sous toutes sortes de formes. L’amour entre deux êtres. Mais aussi une autre forme d’amour. L’amour de la vie, le souci de l’autre en amitié.

Claude je l’adore, il a toujours projeté mes films. C’est le premier qui m’a offert son cinéma pour projeter mes films. C’est quelqu’un de très bienveillant. Il est le premier à m’avoir dit en sortant de la projection de mon film: « Alors, c’est une sacré réalisatrice, hein ? ». Alors la j’ai dit bon je ne vais écouter que Claude ! (rires) 

DL: S’il y avait une chose que vous aimeriez que l’on dise de vous, de Sonia Rolland ?

SR: Ah la la… je dirai, c’est une sacrée bonne femme. Ça revient souvent d’ailleurs. C’est un sacré petit bout de femme. Elle a quand même osé. Elle a osé. Osé tenter l’aventure. Osé bousculer mon destin et tendue vers mes rêves de comédienne, de réalisatrice. Ma motivation c’est de surprendre les gens. Le plus difficile dans un parcours c’est de garder de l’authenticité. Car tout est fait pour vous pervertir l’esprit, pour vous détourner de vos objectifs de départ. 

Fin.


Si je ne devais retenir que l’essentiel…

Après plus d’une heure d’échange, d’anecdotes, de rires et de confidences, j’ai pu dessiné la personnalité de Sonia Rolland. Vaillante, acharnée, déterminée et optimiste, il est certain qu’elle ne doit ses combats qu’à elle seule.

Si je devais retenir une seule chose de ce moment, c’est que si la vie peut paraître difficile, si les obstacles sont et seront nombreux, la meilleure garantie du bonheur c’est d’avoir confiance en soi et d’avancer sereinement en emportant dans ses valises, ses rêves, sa détermination et ses passions.

Merci beaucoup Sonia, pour ces instants et pour ces messages d’espoirs que tu véhicules à tout un chacun.

DeLouison.